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De nos jours, de nombreux enfants haïtiens adoptés à l’étranger, arrivés à l’âge adulte, s’interrogent sur leurs origines et se battent même pour retrouver leurs parents biologiques, ce qui interpelle directement les organismes étatiques et privés qui détiennent leurs dossiers d’adoption. En effet, les articles 7 et 8 de la Convention relative aux droits de l’enfant énoncent que l'enfant a le droit de connaître ses parents ; que ses relations familiales doivent être préservées.
Dans ce contexte, l’article 5 du décret du 4 avril 1974 sur l’adoption engage l’Etat à conserver les informations sur les origines des enfants adoptés quand il stipule que « l’adoption n’entraine pas pour l’adopté un changement de nationalité. »
De même, l’article 16 dudit décret dispose que « L’adopté reste dans sa famille par le sang et il y conserve tous ses droits héréditaires. » Eu égard audit décret, un enfant haïtien adopté, arrivé à l’âge adulte, doit pouvoir retrouver toutes les informations se rapportant à son origine, voire même réclamer un passeport.
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